vendredi 24 décembre 2010

Si ça fait venir les princes...

J'ai attrapé mes ciseaux, et j'ai coupé.
Mal.
Plusieurs fois.
Plusieurs jours d'affilée.
La longueur n'était jamais bien, les épis sont là, ils ne disparaîtront jamais.

Et puis un jour, on se dit "de la merde, faut faire quelque chose".

Ok, j'y suis allée, j'ai dit "Je veux du brun, du très foncé, la frange, faut faire quelque chose, et puis faut raccourcir, sinon, avec la frange, c'est affeux."

Elle est blonde, fine, jolie, elle finit de coiffer un p'tit Justin Bieber, c'est long, j'en peux plus, mais finalement, c'est à moi.

"Alors.... mettez-vous debout face à moi, on va s'occuper de la frange."
Les minuscules bouts de cheveux tombent sur mon nez, encore, encore, encore... Une sorte de barbe de sous les yeux.

"Dites... vous l'avez faite avec quoi votre frange ?"
"Une hache, probablement !"
"Ahah... Un couteau, nan ?"

Silence.

"Nan, mais sérieux, vous l'avez taillée avec quoi votre frange ?"
C'est bon chérie, je sais que j'ai fait de la grosse daube, j'ai vu, je te l'ai dit, je l'ai avoué, et répété, t'as besoin d'en remettre une couche ?
"Une paire de ciseaux."
"Des ciseaux à ongles ?"
"Des ciseaux... à papier, je pense."
"Ah."

On est vachement avancées, là, hein ? Ca t'aide en quoi ?

La conversation habituelle s'engage, rien de nouveau, on fait quoi pour les fêtes, vous faites quoi dans la vie. Et vous, avant ce salon, vous étiez où ?

"Chez Maniatis, puis ici."
"Ah, et pourquoi avoir changé d'enseigne ?"
"J'ai le projet d'entrer dans l'équipe coiffure télé."
"Vous y connaissez du monde ?"
"Non, mais en interne, c'est possible."
"Ca doit être élitiste !"
"Hein ?" (y a du bruit)
"Ca doit être élitiste."
".... c'est quoi ?" (ah non.)
"euh..."
"Je suis blonde hein !!!"
"Ah bah et du coup, je suis brune moi, maintenant !!! ahah ! Ca veut dire sélectif."

Et ça continue, et je travaille dans la téléphonie, etc, et le marché est rude, et je voulais parler compétition et nouveau concurrent...

"Vous avez une Freebox ?"
"Une quoi ?"
"Euh.... internet plus télé plus téléphone, les abonnements..."
"Je sais pas, c'est mon copain qui gère."
"Ah."

La couleur est réussie, la coupe aussi. Et à la limite, c'est tout ce que je demandais ^^

mercredi 15 décembre 2010

"Je te vois trop faire ça !" (hiiiiiiiiiiiii mais grave !!)

Bon, je ne vais pas vous faire le soixante-douze-millionième topo sur le retour du burlesque, et qu'est-ce que c'est joli, et qu'est-ce que c'est vraiment la classe toutes ces fringues, et d'ailleurs les gens qui ont créé Madmen ne s'y sont pas trompés, et Dita Von Tease est une déesse, et les jeunes filles en fleur qui sortent de leurs coquilles pour oser l'effeuillage public avec goût, classe fiftizes, et parfois humour, ont bien raison de ne pas se prendre au sérieux !

Je trouve que pour une soirée passée à Pigalle, on aurait pu voir bien plus lugubre !

On est allés voir, avec Madame X et Daddy, la Glitter Fever 5, soirée d'effeuillage burlesque préparé par Miss Glitter Painkiller, charmante jeune fille à la voix ingénue, belle rousse au charme indéniable, et qui a su présenter la soirée au pied levé (et pis être présentatrice, c'est carrément le bon plan pour réclamer des cocktails gratuits, c'te chance !)

Je me suis ruée pour être collée à la petite scène pour la première partie, pour en pas subir immédiatement l'humiliation de la petitesse de ma taille, et j'ai bien fait de jouer des coudes, j'ai pu prendre plein de photos, et même filmer quelques passages (à l'Iphone, donc, bon... c'est pas de la grande qualité, on va dire que ça a son charme de l'instantanée, c'est un peu le nouveau "Pola", quoi.).

Les jeunes filles se sont donc succédées, alternant silhouettes (parce que figurez-vous que le burlesque "réaliste", ne s'encombre pas d'une quête vaine et démente de perfection physique, le burlesque cherche à émoustiller, évoquer des sensations variées chez chacun, et contente tout public, autant le dire : y en a pour tous les goûts mon cher monsieur, ma chère mâdâme), musiques (alternance de vieux standards du rock des années 40/50 plutôt désuets ultra rétro-chic, et de choses plus modernes mais très lanscinantes chez du Rob Zombie, ou la musique d'ouverture de Planète Terreur de Roberto Rodriguez, qui était d'ailleurs déjà une danse sensuelle interprétée par Rose Mac Gowan) et mises en scène (l'effeuillage burlesque n'est pas un acte de déshabillage purement gratuit pour montrer du nichon, non. Le but est de dévoiler petit à petit, de façon assez candide et de flirter en permanence entre pudique naïveté et oeillades coquines ; et tout ceci, orchestré sur un mini-scenario, qui d'une diablesse venant enlever leurs âmes aux membres du public, qui d'une femme rebellée par la politique fascisante et se présentant à la candidateur présidentielle, etc etc).

A l'entr'acte, je me suis commandé un Cosmo, histoire de tasser mes 2 Despe, et le service a été un peu long, je n'ai pas pu me coller à la scène pour la seconde partie, que j'ai donc observé de loin, assise au bar, comme une vieille quadra solitaire, mon cocktail à la main, me plantant la paille dans le nez régulièrement (mémoire de poisson rouge "ah oui, c'est vrai, y a une paille). Mais j'ai pu me faufiler pour faire quelques photos pour le final, lorsque toutes les jeunes demoiselles sont venues saluer le public, qui les a acclamées pendant plus de 2 heures, a scandé leurs noms, et poussé des cris de bêtes pour les encourager dans leur manoeuvre de séduction artistique.

Voici donc les quelques clichés iphonesque de cette soirée...


"Atanith Del Hammer" ouvre le bal, et interprète une Desperate Housewife qui tente la pâtisserie, et puis flûte, zut, et crotte, toute cette farine sur ma robe, autant l'ôter, de toutes les manières, il fait bien trop chaud ! ^^


Pom Cannelle, petite fille gâtée, se met à (presque) nu, sur My heart belongs to Daddy, que j'ai bien évidemment lipdubbé tout le lnog du numéro ! Un classique, un incontournable.



Cerise Diva Champomy a remporté mon suffrage personnel du coeur (pour la bonne et simple raison que je n'ai pas d'organe sexuel masculin, elle a donc parlé à mon coeur et à ma tête), en interprétant le personnage de Poison Ivy, et en métamorphosant la petite scientifique rigide en superbe plante venimeuse. L'exemple parfait qu'on peut faire 1m50, avoir des hanches de ouf, et être sexy en diable.






Valentina del Pearls milite pour sa cause, et devient candidate aux élections présidentielles, révoltée par des propos politiques extrémistes, injustes et intolérables. Elle usera de tous ces charmes pour arriver à ses fins !






Mimi de Montmartre se transforme petit à petit en femme fatale (j'ai particulièrement aimé sa prestation, entre la palette des différentes poses, l'usage de la chaise, et son côté sculptural sur la fin, c'était très joli).


Missy Malone, guest star pour la soirée, très probablement celle qui vit le mieux de son art, la composition de ses costumes, de ses coiffures, de son maquillage, de ses danses, et le choix des musiques, démontrent qu'elle n'est non seulement pas débutante, mais surtout qu'elle maîtrise les tenants et aboutissants de la discipline du Burlesque.


Lors du salut final, voici à gauche Louise Berlingot, au visage absolument adorable, une plastique parfaite, et un air espiègle. Récemment dévoilée dans le domaine du burlesque, un joli brin de femme qui a déjà bien compris les ficelles !!


Et pour finir, l'ovation finale pour Pinkie Special, qui dénonce la rigidité extrémiste, en affublant les atouts de sa féminité de barbichettes longues comme un jour sans miche (de pain). A noter : c'est la seule qui a dénudé ses tétons pour de vrai, les autres et elle-même d'ailleurs en première partie, portant systématiquement des autocollants de différentes formes selon leur thématique, et parfois affublées de ponpoms à rotation ultrasonique ! Pinkie Special a aussi effectué son premier numéro, de petite naïade à couette et jupette rose en ne cessant de faire tourner un hoola-hoop. Je dis joli.

Des toutes pitites vidéos, juste pour échantillonnage !
Louise Berlingot, puis Mimi de Montmartre et enfin pour finir, ma favorite, Missy Malone (c'est un peu ma Monica Bellucci à moi, une sorte d'égérie lesbienne, quoi).







La prochaine Glitter Fever, c'est le 9 janvier 2011 à la Flèche d'Or !

mardi 14 décembre 2010

Glah-Bih. A peu de choses près, c'est le mot que je cherche.

Pour exprimer la sensation qui me parcourt, quand je lis des choses que mon cerveau interprète comme étant un peu "gores", pour l'image qu'il s'en fait.
Le genre de description qui fait mal à la peau, sous la peau, qui donne un frisson d'effroi pour de vrai, et qui se termine systématiquement par un secouage de tête involontaire, comme pour chasser l'atroce image et la sensation qui stagne et qui fait mal.

C'est ce que je viens de ressentir à la lecture de l'incident "pansement" du petit Artus de Mawouie.

Et ça me rappelle toujours cette scène... Eurgkh....

Je crois qu'il y a u ne dizaine ou une douzaine d'années, je ne situe plus très bien, ma mère s'est faite opérer. Un lifting de l'arrondi du visage (pour les ba-joues, les mêmes que celles qui se dessineront sous peu sur mon visage à moi, génétique de mes deux), et pour ce qu''on appelle "les casquettes" (lorsque la paupière supérieure non mobile, la peau qui est juste entre le sourcil et la paupière mobile, s'avachit et recouvre la paupière mobile, ce qui est sensé ternir et vieillir le regard).

Déjà, la visite à l'hôpital n'a pas été super fastoche, les hôpitaux, pour en avoir un peu soupé, j'apprécie moyen, pire, ça me met dans un état vaseux et brumeux.
Dans la chambre, la lumière est tamisée à mort, pour ménager la vue de l'opérée, et probablement la vision des visiteurs. Oui, un lifting et du découpage de paupières, quand ça n'a pas encore quelques semaines d'âge, ça laisse quelques traces, de type ecchymoses violacées, il y a des fils dans tous les sens, on est bouffi, on articule pas très bien, et pis on a mal, je crois. Donc la lumière tamisée arrange tout le monde. En plus, ma mère, avec ses goûts sûrs en ethétique, s'est prise très vite d'une passion pour les lunettes de vue dont les carreaux se teintent au moindre rayon de lumière, ça fait un peu pédophile, maintenant je m'en rends compte.

Tous les éléments étaient réunis pour que ça se passe bien. Mais en fait non. Imaginer que la chair de ma chair (c'est les parents qui disent ça généralement, mais ça marche aussi dans l'autre sens, en fait...) a subi de telles manipulations et charcutages, ça m'a tourneboulée, et je me suis sentie partir. Alors je me suis assise près de la fenêtre pour oublier, et ne pas montrer que je partais chez les Watoo-Watoo.

Au retour, dans ma voiture, havre de paix, à chaque feu rouge, je plaquais mes mains sur mes joues, avec une sensation de douleur cuisante, pas sur le visage, mais sur les mains. Le cerveau est formidable quand il s'agit d'inventer des vues de l'esprit.

Mais le meilleure moment, ça a été au retour à la maison. Quand la cicatrisation a commencé.
Pour le détail technique, un lifting du bas du visage consiste évidemment à retendre la peau, mais le but est de découdre le lobe des oreilles jusqu'assez haut, pour y recoudre la peau tendue, puis recoudre l'oreille par dessus. Logique.

Un après-midi, ma mère me demande de l'aide pour procéder à la toilette de ses cicatrices, l'arrière de l'oreille n'étant pas très commode à observer par soi-même, et l'opération étant fraîche, un rapide coup de gant de toilette ou de frottage de doigt aurait été grandement insuffisant ou horriblement douloureux.

C'est donc en serrant la mâchoire, les dents, et en déglutissant très fort que je m'atèle à cette mission. Dont je savais déjà qu'elle dépassait grandement le cadre de mes compétences, mais encore plus la latitude de ma tolérance visuelle et mentale.

Derrière ma mère, je repousse ses cheveux longs, j'opère avec du coton hydrophile imbibé d'eau et d'un peu de savon. Et là....

Le spectacle était à la hauteur de ce que je craignais. Un mélange entre BrainDead et Freddy Krugger. Du sang séché derrière les oreilles, des amas de choses noirâtres, et rougeâtres, des agglutinements de matières indescriptibles. Y avait peut être pas mal de lymphe séchée en croûte aussi...

De la main gauche, je tamponne gentimment, une grosse boule à la gorge, et de la main droite, je manipule tout doucement l'oreille pour atteindre un peu les plis.

Et là, tout a basculé.... je découvre.... je.... "mais.... il n'est pas recousu ton lobe......."

Ouais. Parfaitement. Je sais pas trop, je crois pourtant qu'elle avait pris le forfait "suture post op", mais...

A gerber, je vous dis.


"Salut, moi, c'est Orlan. Mon but dans la vie ? A la base, je voulais être le patchwork des parties parfaites de chaque emblème de la beauté féminine, par chirurgie. Bon, ça a un peu merdé. Alors du coup, je filme tout, et c'est ça, mon art. La chirurgie filmée. Et les implants frontaux."

jeudi 18 novembre 2010

Tout a commencé comme un retour normal, pourtant. Non, je mens. Tout commençait plutôt bien en fait. Mieux que d’habitude.
Parce que d’habitude, déjà la routine de l’embarquement se passe limite bien, mais là…
On a tellement morflé chez RyanAir, à devoir se fader des paperasses aux comptoirs, qu’on a bien appris notre leçon.

Etape 1. Enregistrer un bagage non prévu à l’achat des billets. Quand on l’a fait par le passé, on a fait la queue 3 fois : une fois au check-in où on nous apprend qu’il faut aller au comptoir RyanAir pour payer l’enregistrement, une fois au comptoir en question, puis à nouveau au check-in. Là, on a enfin assuré comme des bêtes, on est passées au comptoir, puis au Check-in, ma-gni-fique !
Etape 2. Passer les portiques de sécurité. Alors, il faut savoir qu’au départ de Dublin, ils sont légèrement plus tâtillons qu’au départ de Beauvais. Parce que les liquides dans le sachet (ah, les amis, achetez-vous vos sachets à liquides vous-mêmes, ils n’en fournissent plus), à Beauvais, on te les laisse fourrés dans le sac. A Dublin, ils sont sans pitié. Il faut sortir le sachet. J’avais oublié…. J’ai donc dû ouvrir la gueule de la bête de mon sac, qui gerbait des manettes wii, des chaussettes, une brosse à dents, etc etc… Et j’ai dû prouver que l’objet considéré dangereux par le scan étaient mes clés. Qu’on m’a laissé, mansuétude des autorités aéroporturaires, je vais pouvoir ouvrir la porte de chez moi !! Wouhouuuh !
Etape 3. Se rassasier. On décolle à 20h (heure française), on devrait atterrir vers 21h30, récupérer le bagage, rentrer en voiture à Paris, autant dire qu’on sera chez nous à minuit. Va faire faim. Et là, à Dublin, ils ont compris le tourisque. Ils ont à l’étage, un Starbuck et un Burger King. That’s grand, comme on dit là-bas. (Bon, ils sont pas bien rôdés, ils ont embauchés 3 caissiers de nationalités différentes qui ont du mal à communiquer, et Madame X a prix un menu Christmas qui fait bugger les caisses ^^)
Etape 4. Faire la queue. On est fortes pour faire la queue. Et attendre. On a passé 1 semaine à attendre qui d’un bus, d’un train, d’un tram.

Digression interne au récit.
Oui, alors en fait, notre coupine qu’on va visiter en pèlerinage a déménagé, s’est éloignée dans le sud de Dublin, du coup, 1 bus mène au centre ville en 1 heure, un autre au tram, etc. Autant le bus 44, on l’a attendu, aaaaah qu’est-ce qu’on l’a attendu !! Mais on l’a finalement eu. Bon, spécialement pour nous, il a mis 1h30 à nous ramener chez elle, même elle n’en croyait pas ses yeux. Autant le 47… à l’aller, nickel. Mais au retour… en toute logique, on l’a attendu à l’arrêt en face de celui de l’aller. On en a vu des bus, le 4, le 7, le 13, etc… mais au bout de 30 minutes pas de 47. Alors on demande à une mamie « Ah, mais ils ont tout changé les bus, le 47 n’existe pas, vous n’avez pas pu le prendre à l’aller ! » Ok mamie, retourne manger tes wings, cimer. On demande au chauffeur d’un autre bus
« On est arrivée ici avec le 47, c’est bien à cet arrêt qu’on le prend au retour ?
« Ah non, vous avez dû prendre le 46A.
« Non non, on est venues de Stepaside en 47 ce matin. C’est bien ici qu’on le prend au retour ?
« Non, c’est le 44 qui passe à Stepaside. Mais c’est pas ici qu’on le prend.
« Mais… monsieur, on a pris le 47, je vous le jure, on le reprend où ?
« Je ne sais pas.
Le bus fantôme, on s’est même demandées s’ils n’avaient pas arrêté le 47 dans la journée, tellement personne ne nous croyait… Alors on a suivi l’itinéraire du 47, et on est allées à l’arrêt d’avant. Et là, on a attendu. Jusqu’à… VOIR UN 47 !!! Dans l’autre sens. 0_o Eeeeevidemment !
J’ai fait de grands signes au chauffeur, il a ouvert son hublot, et m’a confirmé qu’on était au bon endroit pour choper un 47 au retour.
RAaaaaaaaaaaaaagh !!!
Fin de digression interne au récit.

Etape 5. Voler. So far, so good. Ca plane pour nous. On regarde des p’tits épisodes de In Case of Emergency, c’est très rigolo. Au bout de 3 épisodes de 20 minutes et pas d’annonce d’atterrissage en vue, je commence à me poser quelques questions… je n’en touche pas mot à Madame X qu’on perd de-ci de-là, qui se repose. Finalement, une annonce. Qui parle de mauvais temps, mais je ne comprends pas trop. Je n’en parle pas plus à Madame X, qui n’est pas très rassurée par le vent, et je n’ai pas compris la teneur du message, donc bon, pas la peine de palabrer. On continue, hop, un 5ème épisode. Ah, une annonce : en raison d’une énorme nappe de brouillard, l’aéroport de Beauvais est fermé pour la nuit, nous sommes redirigés vers Liège. Madame X et moi nous regardons, incrédules, mais continuons à regarder notre série. Puis finalement, on nos regards se croisent à nouveau, j’acquiesce et dis « oui, oui, Liège. » Résignées, on passe au 6ème épisode de la série.
En réfléchissant… sans paniquer, pas la peine, mais quand même… est-ce que RyanAir va nous laisser crever à Liège et rentrer PPM (par nos propres moyens) ? Si oui, comment va-t-on rentrer, et quand ? Il est bientôt minuit ! Prendre un train ? Liège-Paris, ça existe ? et après ? rentrer chez nous, prendre ma voiture et aller chercher celle de madame X Beauvais ? Et reprendre une semaine de vacances pour dormir, cette fois ? Est-ce qu’on va devoir se payer une chambre à trois milliards d’euros en attendant que l’avion reparte vers Beauvais ?
Dans l’avion, personne ne bronche, pas un bruit plus haut que l’autre, rien. Si, sur notre rangée, quelques personnes s’interrogent tout bas. Un monsieur dit que ca lui est arrivé, qu’il a fallu attendre les navettes qui amenaient les gens de Beauvais pour décoller de Liège, et qui ramenaient les gens de Liège à Beauvais.
J’entrevoyais une loooooooongue et pénible nuit. Mais une fois de plus, à part la résignation silencieuse, que faire ? Bah rien.

Etape 6. Atterrir, passer la douane, récupérer la valise. C’est vite dit. Parce qu’une fois l’atterrissage ok, on se rend compte qu’on arrive dans un aéroport qui sert de re-routage à plein d’autres avions, on nous demande donc de patienter que l’aéroport s’organise un minimum. Bon, là, j’ai regretté d’avoir mis mes fausses UGG avec d’énormes chaussettes, un jean, un pull, un énorme gilet rembourré plus une veste à capuche et ma chapka en moumoutte rose. Je commençais à plus trop tenir à l’intérieur de mes vêtements, entre les hauts et les bas, la chaleur, le Burger King… pfiouuuu… Vers 1h du matin, on nous a laissés sortir. Le temps que Madame X s’épluche les doigts coincés entre son sac, la tablette et le fauteuil, on arrive (très vite, vu qu’on était au deuxième rang), au guichet de la douane, où un gentil belge a contrôlé nos papiers. Après une rapide purge vitale, la récupération de la valise, on nous dirige vers l’extérieur. Notez que pendant tout ce temps, personne ne savait ce qui allait se passer, tout s’est fait dans un calme assez incroyable pour les circonstance…
Une fois dehors, je vois un bus. Et un type qui était dans l’avion mettre son sac en soute… je me jette sur lui !
« Excusez-moi, vous étiez dans l’avion de Dublin, où va ce bus, s’il vous plaît ?
« A Beauvais.
« Aaaaaah !! Merci !! Cat, on met le sac, chope toi une place, go go go go !!!

Etape 7, normalement facultative : les 5 heures de bus dans le brouillard. Ca fait un peu déportation, dit comme ça. Le truc étonnant, c’est que dans le bus, y avait une télé qui diffusait l’image de la route qu’on faisait… pour que tout le monde voie bien l’autoroute. Ca doit être un truc belge, je ne sais pas…

Etape 8. Plaindre les gens qui sont à l’aéroport de Beauvais-Beyrouth depuis la veille au soir. Il est 5h30, Beauvais somnole douloureusement dans le hall, et nous, on paye notre parking, et on file à la voiture. Et on repart, dans le brouillard, je suis assise côté jardin devant le volant, et Madame X, côté océan-passager. Oui, alors on s’explique pas bien comment c’est possible, mais il faut savoir que dans la voiture, il y a la mer aux pieds du passager. Pas une flaque, hein. La mer. On sait pas d’où ça vient, quand on tourne, on entend comme un ressac. Ca manque un peu de mouettes rieuses, mais on sait faire, alors ça va. Donc dans un brouillard poisseux, on avance comme on peut, on se fait sauvagement agresser à coups d’appels de phares par un camion alors qu’il n’y avait qu’une voie, on n’allait certes pas super vite, mais dans le brouillard, je me sens moins Ayrton Senna que d’habitude… Alors on s’est dit qu’on devrait allumer l’anti-brouillard, peut être… pis on l’a trouvé. Mais y avait plus de brouillard. Maintenant, on sait.
PS : on n’a pas vu de Dame Blanche, rien dans le rétro, en terme de fantôme, et pas de sanglier farceur. C’est toujours ça.

Bon, mais en dehors de ces aventures Phileas-Foggiennes, on a quand même réussi à visiter la prison de Kilmanheim, qui est très chouette, bien glaciale et glauque comme il faut, on a vu la cellule de Michael Collins et de tous ceux qui se sont battus pour l’indépendance de l’Irlande, pis l’endroit où ils ont été fusillés dans la cour, tout ça.
Et on a aussi visité le fort joli château de Malahide, dont je pense que la salle des portraits en ombres chinoises, deviendra ma chambre quand je l’aurai racheté à la petite commune de Dublin. Oh je ne jetterai pas le mobilier, hein, je peux vivre dans de l’ancien quand c’est joliment fini. Hum. Huhuhuhu. Et même que je ne condamnerai pas la porte spécialement frayée pour le fantôme local dans la salle de réception, par laquelle il se serait manifesté pour la dernière fois lorsqu’on a voulu vendre le château aux enchères.

Eh dites, les dudes, mort ou vif, on a ses principes dans la noblesse.


Le fameux voyage au bout de l'enfer en bus.


On pourra au moins dire que nous, on avait du beau temps, ah ah ah, comme quoi, les idées reçues ! ^^


On peut aussi dire qu'on a mangé local. Et light. Mais surtout local.


On a compris, après quelques heures de réfléchissement, à trouver et à prendre le Luàs (prononcer Louiss, comprendre Tramway, on est en gaélie, et en gaélie, on parle le gaélique), mais on n'a pas vu de Leprechaun, et on n'a pas trouvé de pot d'or....


On a fait, en shopping, l'équivalent de 1 mois de DisneyLand Paris + Parc Astérix.

vendredi 5 novembre 2010

Tuper Tinois !

Aaaaaah, une toute simplounette, mais efficace !

Mon p'tit tinois du boulot, qui s'emballe au sujet de 3 types un peu nounouilles et très peu crédibles (des managers, bien sûr)...

"Ah, les trois là ?!!! Aaaah lalalala, les trois, ils font la paire, j'te jure !"

jeudi 4 novembre 2010

Va chier dans ta caisse Georges Abitbol, je prends le relai.

Mr Colline, collègue mien, m'annonce hier soir qu' "on se torche au champ pour les mariages, ce soir chez moi, c'est cidre pour le PACS !".

En arrivant ce matin, je m'empresse de le féliciter pour cet évènement aussi structurant pour son couple qu'intéressant pour sa bourse (même sur le tard, saloupiaud de gouvernement, va).

J'en profite également pour m'enquérir de la santé générale de sa chère et tendre, qui attend leur troisième enfant. (Oui, les gens sont assez nombreux à vivre dans le péché, ce n'est tolérable que pour la bonne et simple raison qu'il contribue au sauvetage des retraites, et éventuellement à l'agrandissement d'une armée... d'ici une douzaine d'année).

"Ben... c'est la grossesse la plus compliquée qu'elle ait eu à vivre... entre les responsabilités dans son travail, nos deux garçons... et puis sa première grossesse, c'était il y a dix ans, ça compte.... Pis c'est une vieille peau maintenant", ajoute-t-il l'oeil rieur, heureux de pouvoir dire des horreurs qui seraient sans l'ombre d'un doute des cas de divorce si la concubine était dans les parages.

"Bah, remarque, comme ça, si tu te prends une nouvelle femme, les gosses sont déjà faits, tu n'auras pas à déformer la nouvelle !! .... sauf avec ta bite bien sûr !"

Oui, je pense qu'il va falloir que je me renseigne sur le prix des exorcismes, parce qu'à mon avis, Satan m'habite sévèrement, là...